4 jours à Venise

De Cannaregio au Lido 🙂

Après avoir parcouru les villes Italiennes pendant plusieurs années, c’est mon premier stop à Venise pour 4 jours en immersion avec la Cité des Doges. Une immersion qui se fait directement dès mon arrivée, l’aéroport Marco Polo et son étonnante gare maritime reliée par des dizaines de mètres de tapis roulant. Confronté donc à la lagune juste en descendant de mon avion : je suis bien arrivé en Vénétie, et je prends  place dans une des navettes pour rejoindre notre appartement situé dans le quartier de Cannaregio (une des îles centrales, ancien ghetto de la ville).

Vue sur le Grand Canal depuis le côté ouest du Pont du Rialto

Tous les ingrédients sont là pour faire de votre séjour à Venise un moment inoubliable : architecture atypique, petites ruelles, magnifiques canaux, des petits ponts par dizaines, les gondoles, qui font de Venise cette ville hors-normes, mais aussi très touristique. C’est très impressionnant de voir comment l’homme a pu s’adapter à l’eau et essayer d’en faire une ville comme les autres avec pour contrainte : l’absence totale de véhicules.

J’ai du vraiment dissocier Italie et Venise. J’ai trouvé que la cité des Doges n’a pas du tout le même charme que les villes Italiennes : par exemple le côté méditerranéen, où la joie et les couleurs vous en mettent plein les yeux. Venise est différente, une cité à part entière, j’ai envie de dire comme une enclave.

Ce qui m’a le plus frappé c’est le manque de vie locale qui se fait ressentir, et qui s’explique notamment par le flux abondant de touristes et d’infrastructures qui leur sont consacrés. Ça a été à mes yeux le point négatif du séjour : la déception de ne pas retrouver l’Italie que j’aime et que je connais s’ajoutant au surplus de touristes.

Mais Venise reste une ville à voir au moins une fois dans sa vie, pour mettre une réalité sur toutes ces images que l’on peut voir depuis tout petit. Même si elle se traduit souvent par l’escapade romantique par excellence, Venise n’est pas que ça : c’est un défi architectural, une vitrine pour les amateurs d’Art, et une joie pour les photographes.

Alors avant de vous présenter jour par jour mes circuits dans la ville voici mon résumé en quelques points des choses à voir :

 

Mes conseils en quelques points

View

• Grimper au dernier étage du Fondaco dei Tedeschi et saisir une vue imprenable à quasi 360° sur tout venise. Le petit + c’est que c’est gratuit

• Photographier sous tous les angles les arches de la place San Marco et le Campanile, car on ne s’en lasse pas malgré les pigeons et les touristes asiatiques

• Prendre le large sur l’île du Lido, louer un vélo pour une bouffée d’air et un contraste total avec la Venise des cartes postales. Place aux résidences d’été et au soleil

• Admirer la ville depuis l’un des vaporettos de San Silvestro à Giardini. C’est le trajet que nous avons choisi, souvent blindé il est vrai que l’on peut se retrouver très serré et ne pas pouvoir admirer le paysage ; mais à essayer

• Préférer Burano à Murano. N’espérez pas être seuls sur l’île qui est tout aussi touristique que le centre et qui se dénature à cause du trop grand nombre de touristes et de boutiques de verre dont on ne sait distinguer le vrai du faux.

• Regarder défiler les péniches depuis un ponton caché, loin de l’agitation, une foccacia, un peu de jambon de Parme et un Spritz et c’est presque le paradis (si vous êtes sages vous pouvez me demander comment en trouver un ^^ )

• Se balader hors des sentiers battus, évidemment. Tout plein de petites rues, d’impasses, de pont et vieilles bâtisses à découvrir. Venise n’est pas dangereuse, n’hésitez pas !!!

Sleep

Nous avons choisi l’option du AirBnb pour Venise. Il restait peu de chambres libres à notre période, alors nous avons pris un des appartement de Giacomo et Julia un bon rapport qualité-prix dans une ville où les tarifs hôteliers sont exorbitants pour des chambres vraiment pas cool. Le seul point négatif de cet appartement serait qu’il était juste un peu trop grand pour deux 😉

Food

En apparence kitch pour la plupart des restaurants, il ne va pas falloir être très difficile pour la décoration. Même si je n’ai pas fait les meilleurs restaurants de ma vie, je m’attendais à trouver des restaurants en mode « touristique » à fond. Certes il y en a, mais disons qu’on a eu de la chance.

Sur le pouce autour du Mercato di Rialto, laissez-vous tenter par une friture à emporter, ou par les cris entêtants du vieux monsieur du Muro Venezia.

• Manger autour de la place San Marco sans se ruiner (ni mal manger) sur la terrasse de Aciugheta à quelques pas du Pont des Soupirs

• Choisissez Cannaregio, le long d’un des canaux pour profiter d’un repas loin de la foule avec des légumes grillés et un bon plat de pâtes.

Dîner à l’Osteria L’Orto Dei Mori (Cannaregio) sûrement mon meilleur repas à Venise.

Je vous propose maintenant de découvrir mon programme jour par jour, à travers les petits trajets que je vous mets à dispo 🙂

 

JOUR 1 (amour numéro un…)

 

Le temps d’arriver, déposer les bagages, et c’est parti pour la découverte de la ville. Au programme, comme souvent dans les petites villes : partir en vadrouille sans but précis, d’autant plus que les attractions principales à Venise sont assez regroupées.

Petite pause le long du Rio de la Misericordia, où nous trouvons un petit restaurant typique, une table au bord du canal, un spritz, des légumes grillés… Tout ce qu’on aime 🙂

Direction le Pont du Rialto, où sur notre route nous traversons le Campo Santi Apostoli, petite place juste trop mignonne, d’autant plus, vue depuis l’autre côté du canal.

Puis arrivée au  Pont du Rialto, le fameux, bondé et quasi-impraticable je me demande quand même « pourquoi » autant d’intérêt pour celui-ci… J’ai trouvé la vue particulièrement agréable sur son côté ouest. (voir photo d’ouverture d’article)

Un détour par le Hard Rock Café, bien sûr, pour récupérer le pins made in Venise… Je l’avoue un peu kitch tout ça, mais je les collectionne, et en récupère un dans chaque ville où c’est possible.

La Basilique Saint-Marc

On continue de se promener en direction de la Place San Marco, sa basilique, le Palais des Doges et le Campanile qui domine fièrement la ville. Autant de monuments regroupés sur cette immense place où beaucoup de styles architecturaux s’affrontent et nous étonnent, à la vue d’un si grand espace alors que tout autour, les rues se marchent les unes sur les autres.

Les arcades de la place San Marco et le Pont des Soupirs

Poursuivre ensuite vers le Grand Canal, admirer les péniches accostées avec une vue sur la Chiesa di San Giorgio Maggiore, tour rivale du Campanile, se laisser intriguer par la Punta della Dogana qui fait face et que nous découvrirons plus tard…

Il faudra remonter la promenade pour découvrir le fameux Pont des Soupirs (ou des Pont des Touristes), atypique, qui servait de passage aux Prisonniers autrefois.

Place maintenant à un peu de détente, histoire de regagner tranquillement notre appartement et se préparer pour le dîner 🙂

 

JOUR 2 :

 

On attaque la journée en découvrant un peu plus notre quartier « Cannaregio », qui est beaucoup plus calme que quelques rues plus bas. Le temps de rejoindre le quartier juif (Le Ghetto) qui n’a pas vraiment été un coup de cœur pour moi, mais un petit détour vous permettra d’admirer les linges pendus, traversant les canaux.

Les linges pendus du Ghetto – Regard à travers des colonnes

Nous sortons alors de ce quartier par une petite arche, en mode « chemin de traverse » (pour les fans d’Harry Potter btw) et tombons en bas du pont Guglie.

Direction la Gare, curieux de voir à quoi elle peut ressembler et comment elle est intégrée à l’architecture de la ville, et c’est un bâtiment moderne, style années 30 qui vient rompre le défilé de façades colorées.

 

De San Polo au Mercato di Rialto

 

Il est temps de partir à la conquête des îles sud, avec les quartiers de San Polo et Santa Croce qui font face à la gare.

Ici, l’ambiance est différente. On peut apercevoir des beaux bâtiments, plus entretenus, avec des jardins, des palmiers. Les rues sont quasi désertes jusqu’à notre arrivée au Campo dei Frari, ici Basiliques et musées se font face sur cette toute petite place où la voix d’un vieux monsieur chantant des airs d’opéra résonne.

L’estomac se creusant, nous décidons d’aller manger près du Mercato di Rialto. Rarement déçus par les marchés couverts/non couverts des villes européennes, ici il est plus traditionnel donnant moins de place aux petites baraques gourmandes. Mais après un cornet de calamars, seiches et tout le tralalala (grand fan) nous trouvons une petite table sur la Place des Pêcheurs où nous mangeons de la friture from the sea !

L’heure de repasser une nouvelle fois de l’autre côté du pont du Rialto, c’est finalement un point de passage un peu obligé chaque jour car peu de ponts traversent le grand canal  (et c’est pas super pratique cette affaire). Rendez-vous en haut du Fondaco dei Tedeschi , un centre commercial dans un vieil immeuble rénové, à l’image de notre Printemps, qui au dernier étage propose une super vue sur Venise.

Vues depuis le Fondaco

Mais attention l’accès à cette terrasse est limité et il faut donc prendre un ticket et revenir à la tranche horaire proposée. En attendant, j’ai eu l’idée de trouver un ponton à proximité afin d’obtenir une vue d’ensemble sur le pont du Rialto et son agitation pour faire quelques clichés et surtout s’allonger au soleil en profitant de ce sublime tableau. Il est temps maintenant de monter sur la terrasse du Fondaco. La vue est vraiment top, c’est gratuit et c’est un quasi 360° que vous pouvez faire.

Scène habituelle à quelques vagues du Pont du Rialto

De San Silvestro à Castello en Vaporetto

 

Le temps de sauter dans un vaporetto, un peu plus loin à San Silvestro : un trajet que j’ai souhaité faire jusqu’à Giardini : l’ocassion d’admirer la ville depuis son artère principale qu’est le Grand Canal. Par chance, nous montons dans le vaporetto quasi à vide ce qui ne durera pas, mais pour le coup je vous conseille de rester en exterieur et coller à la barrière pour profiter de la vue et de l’air frais.

Ca vaut vraiment le coup, même si c’est un peu long (et onéreux pour un moyen de transport). Nous descendons donc à Giardini, un petit tour dans ce joli parc public, et une promenade le long de la Lagune qui manque de restaurants, bars et animation pour rejoindre le quartier du Castello.

Nous découvrons l’entrée de l’Arsenal de Venise, j’ai trouvé ça trop mignon, ces deux tours qui font face au Canal dont un petit pont de bois sépare les deux rives.

À partir de là nous terminerons cette journée par un dédale de rues et de petites places que nous allons traverser, nous perdre à l’intérieur de chacune des voies sans issues.

 

JOUR 3

Aujourd’hui c’est dimanche, et nous avons choisi de découvrir Murano. Très grand moment si vous n’avez pas votre pass transport/découverte de la ville (comme nous). Nous prenons le vaporetto depuis Fondamente Nove, plus direct avec un seul arrêt par l’île du Cimetière.

Devant l’embarcadère, une foule de plusieurs dizaines de mètres (sans exagération) attend pour prendre un ticket. Il faudra donc prendre son mal en patience pour récupérer son billet pour le vaporetto. Nous avons opté pour un billet journée qui va nous permettre de nous déplacer d’île en île facilement.

On arrive alors à Murano, grosse déception, une impression d’île créée uniquement pour le tourisme, alors que pas du tout. J’ai vraiment été déçu par cette partie de la ville. Murano est connue et reconnue et je ne m’attendais pas à ça. Il y a certes ce côté plus petit, en mode « petit port mignon » mais rempli de boutiques de verrerie dont on ne sait distinguer le vrai du faux. Attention, cet avis est totalement subjectif ;-). Nous mangeons néanmoins sur la terrasse de la Trattoria Busa Alla Torre, vraiment pas mauvais 😉

Cap sur le Lido

Je ne veux pas rester un moment de plus sur cette île et je veux profiter d’autres spots que je n’ai pas encore vus comme l’île du Lido. Célèbre pour ses kilomètres de plage, après 20 minutes de bateau nous arrivons sur l’embarcadère (S.M.E, attention car il y en a plusieurs) et grimpons sur des vélos. Oui, il était temps de retrouver le goudron car ici les voitures sont autorisées, et même mieux que ça : IL Y A DES ROUTES !

En route donc pour un petit bike-trip le long de la plage, à la découverte de cette île très résidentielle. Au programme, plage sauvage, les petites cabines en bois de toutes les couleurs, John coincé en vélo dans le sable, un petit aéroport perdu, ou encore le sanctuaire Tempio Votivo della Pace que j’ai trouvé magnifique et qui m’intriguait quand je le voyais au loin depuis les embarcadères de San Marco.

Nous continuons notre ballade près de la rive qui fait face au au Grand Canal et dont la vue est super sympa. (Ca m’a un peu rappelé Montréal et Toronto que je vous ferai découvrir bientôt). Il est temps maintenant de reprendre une dernière fois le vaporetto en direction d’une petite partie de la ville que nous n’avons pas encore découvert : le quartier de Dorsoduro.

Finir la journée à Dorsoduro

Nous descendons à Spirito Santo, ce jour là, le vaporetto était blindé, et c’était même compliqué de pouvoir rester debout. Plutôt sensible au mal de mer j’ai quand même survécu à l’instabilité de ces petits bateaux-bus hahaha… Le but est donc de regagner la Punta Della Dogana (Un peu de Braavos, dans Game of Thrones). C’est sans doute un des lieux qui me passionnait le plus avant d’arriver à Venise.

Cette pointe dominée par la Basilique Santa Maria Della Salute offre une vue à 180° de San Marco à Giudecca, on voit plus que jamais le trafic incessant des nombreux vaporettos, gondoles, et autres bateaux. C’est un lieu particulier, où je vous conseille de vous poser quelques minutes, soit au bout de la pointe ou légèrement à côté sur les marches de la Basilique. La vue sur la place San Marco et le Campanile est sublime.

Faites le tour de la pointe  jusqu’à Zattere et prenez un Spritz (one more time of course) le long de la Fondamenta Zattere. Nous décidons de retourner dîner vers notre appartement et prenons le chemin du Pont de l’Académie, pont de bois, offrant une nouvelle méga vue sur le grand Canal, et la Basilique Santa Maria Della Salute.

JOUR 4

Notre dernier jour. Nous avons pris un retour en fin de journée pour profiter au maximum. On a trouvé assez suffisant les 3 jours pleins pour voir l’essentiel de la ville. On a certes jamais tout fait ni tout vu où que l’on vive, où que l’on aille, mais ca me paraît être un bon compromis. Ce quatrième jour est donc consacré à un programme un peu plus déstructuré, détente, un peu de flâneries dans les vitrines, et histoire de re découvrir des lieux que j’ai beaucoup aimé.

Pour notre liaison Aéroport <> Venise on a choisi le service Alilaguna : des bateaux-bus qui s’occupent du transport entre la ville et l’Aeroport.

C’est plutôt rapide quand vous avez choisi de loger dans la partie nord de la ville, car les trajets peuvent aller jusqu’à 1H30 de bateau… Alors, comment dire… À ÉVITER !

Un conseil, ces bateaux sont très chargés et ont très peu de place. Il faut s’y prendre avant au cas où vous ne pouvez pas monter. On nous avait conseillé de pas prendre le dernier arrêt qui était le notre (Orto) et l’avons donc pris à Guglie, où il a été plein directement et personne n’a donc pu monter à bord à Orto. Je vous laisse imaginer la galère… Soyez donc prévoyants, ou optez pour le train 🙂

 

Des bisous et du Spritz ! 😚

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